martes, 15 de marzo de 2011

La Boudeuse va reprendre la mer

La Boudeuse va reprendre la mer

Après plusieurs mois à quai à Nantes, La Boudeuse devrait prochainement reprendre la mer. Le trois-mâts goélette repartira en campagne scientifique autour du monde grâce à la création d'un fonds de dotation commun, la mission Terre-Océan, créé avec l'organisation non gouvernementale ACTED (Agence d'aide à la coopération technique et au développement). Cette dernière, deuxième ONG humanitaire française, est spécialisée dans l'aide technique, éducative et économique aux populations victimes de crises humanitaires dans une trentaine de pays en Afrique, Asie, Moyen-Orient et Caraïbes. La nouvelle mission Terre Ocean devrait être dédiée à la recherche sur les grands enjeux environnementaux, climatiques et humains. L'annonce officielle de la création de cette nouvelle alliance sera faite par Patrick Franceschi, le capitaine de la Boudeuse et Frédéric Roussel, fondateur d'ACTED le 17 mars prochain à l'Institut océanographique de Paris.

En mai 2010, La Boudeuse avait dû interrompre, faute de crédit, sa mission d'exploration qu'elle menait sur les fleuves d'Amérique latine dans le cadre du Grenelle de la mer. Lourdement endettée, la goélette avait été saisie pour une dette de TVA de 66.000 euros. Les services fiscaux avaient annoncé en janvier 2011 qu'ils renonçaient à vendre le navire.

André Malraux

HX2 assemble les demi-coques de l'André Malraux

07/03/2011

Le chantier H2X de La Ciotat a procédé, avec succès, à la jonction des deux demi-coques de l'André Malraux, un navire commandé par le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines françaises (DRASSM). Long de 36 mètres, ce bateau scientifique, dont la réalisation a débuté en août 2010, est construit en matériaux composites. Il sera exploité par le DRASSM dans le cadre de missions de recherches sous-marines.

Le BPC Mistral

Les moyens embarqués sur le BPC Mistral
04/03/2011

Le bâtiment de projection et de commandement Mistral fait toujours route sur Toulon, où il va faire une brève escale (normalement samedi) avant de mettre le cap sur la Tunisie pour évacuer des réfugiés fuyant les combats en Libye. Ayant appareillé de Brest lundi, en compagnie de la frégate Georges Leygues, le BPC doit mener, durant quatre mois, la mission Jeanne d'Arc. Ce déploiement annuel succède aux campagnes d'application à la mer de l'ancien porte-hélicoptères Jeanne d'Arc, bâtiment école de la Marine nationale désarmé l'an dernier. Il y a donc 135 officiers élèves sur le Mistral. Mais il y a aussi, à bord de ce navire comptant un équipage de plus de 160 marins, une force d'intervention de l'armée de Terre. Car le groupe Jeanne d'Arc n'a pas uniquement pour vocation d'assurer la formation à la mer des jeunes officiers. Il s'agit aussi de projeter dans les régions faisant partie de l' « arc de crise » une force disposant de capacités aéroterrestres pouvant être mises en oeuvre depuis la mer. Surveillance maritime, lutte contre la piraterie et les trafics illicites, débarquement de vive force, opération humanitaire, évacuation de ressortissants... Le groupe Jeanne d'Arc peut répondre à des situations très diverses.


Le groupe tactique embarqué

C'est pourquoi le Mistral, comme le Tonnerre l'an dernier, dispose à son bord d'un Groupe Tactique Embarqué. Ce GTE consiste une compagnie d'infanterie renforcée avec des moyens blindés, de l'artillerie et des éléments du génie, ainsi qu'une composante hélicoptères. Pour ce déploiement, les éléments proviennent de la 9ème Brigade Légère Blindée d'Infanterie de Marine. La 9ème BLBIMa fournit un état-major et une compagnie de combat d'infanterie du 3ème Régiment d'Infanterie de Marine. Forte de 87 marsouins, cette unité du 3ème RIMa compte, notamment, une vingtaine de Véhicules de l'Avant Blindé (VAB). S'y ajoute un peloton (23 hommes) du Régiment d'Infanterie de Chars de Marine (RICM) comptant 3 chars AMX 10 RC, dotés de canons de 105mm ; ainsi qu'une section (27 hommes) du 11ème Régiment d'Artillerie de Marine (11ème RAMa), alignant des mortiers de 120mm. Le GTE est complété par une section train de combat (20 hommes) et une section du Génie (21 hommes) provenant du 6ème Régiment du Génie (6ème RG). Ce dernier met en oeuvre 2 tractopelles MPG (Moyen Polyvalent du Génie), 2 VAB et 3 VBL (Véhicules Blindés Légers). L'ensemble des forces terrestres du GTE représente 205 hommes.
En plus de ces moyens, le Mistral va récupérer, à Toulon, des hélicoptères de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre (ALAT), soit deux hélicoptères de combat Gazelle et deux hélicoptères de manoeuvre Puma.

Evacuations depuis la Tunisie

Dans
le cadre de la crise libyenne, les moyens « offensifs » (ou « défensifs », c'est selon) du groupe Jeanne d'Arc ne devraient pas être employés. Pour le moment, l'Etat-major des Armées pense, en effet, utiliser le BPC depuis la Tunisie pour accueillir des ressortissants égyptiens ayant passé la frontière pour fuir les combats. Attendu dimanche ou lundi sur place, il devrait donc manoeuvrer loin de la zone de combat. Il convient, néanmoins, de rester prudent, les modalités de l'intervention dépendant de l'évolution de la situation. Escorté par le Georges Leygues, qui dispose notamment de moyens antiaériens, le BPC doit ramener les réfugiés dans leur pays. L'Egypte est, d'ailleurs, sur la route du groupe Jeanne d'Arc, qui doit franchir le canal de Suez pour gagner la mer Rouge puis l'océan Indien. Durant leur déploiement, quoi durera jusqu'à mi-juillet, les deux navires doivent participer à différents exercices et opérations, qui les conduiront jusqu'à Singapour.