martes, 10 de julio de 2012

Le HMS Daring: premier navire de combat tout electrique

Les principaux acteurs de la propulsion navale travaillent actuellement sur l'amélioration des performances, la réduction des émissions polluantes et la compacité des machines. En la matière, la problématique générale des économies d'énergies pourrait bénéficier aux motoristes. Qu'il s'agisse d'initiatives internationales ou nationales, comme le Grenelle de l'Environnement, les politiques environnementales fixent des objectifs et des moyens devant permettre d'importantes avancées technologiques. Ainsi, les énergies nouvelles, comme l'éolien, l'hydrolien ou la pile à combustible, bénéficient de crédits de recherche considérables et, par effet de ricochet, les motoristes espèrent bénéficier des retombées technologiques des développements attendus.
  





martes, 15 de marzo de 2011

La Boudeuse va reprendre la mer

La Boudeuse va reprendre la mer

Après plusieurs mois à quai à Nantes, La Boudeuse devrait prochainement reprendre la mer. Le trois-mâts goélette repartira en campagne scientifique autour du monde grâce à la création d'un fonds de dotation commun, la mission Terre-Océan, créé avec l'organisation non gouvernementale ACTED (Agence d'aide à la coopération technique et au développement). Cette dernière, deuxième ONG humanitaire française, est spécialisée dans l'aide technique, éducative et économique aux populations victimes de crises humanitaires dans une trentaine de pays en Afrique, Asie, Moyen-Orient et Caraïbes. La nouvelle mission Terre Ocean devrait être dédiée à la recherche sur les grands enjeux environnementaux, climatiques et humains. L'annonce officielle de la création de cette nouvelle alliance sera faite par Patrick Franceschi, le capitaine de la Boudeuse et Frédéric Roussel, fondateur d'ACTED le 17 mars prochain à l'Institut océanographique de Paris.

En mai 2010, La Boudeuse avait dû interrompre, faute de crédit, sa mission d'exploration qu'elle menait sur les fleuves d'Amérique latine dans le cadre du Grenelle de la mer. Lourdement endettée, la goélette avait été saisie pour une dette de TVA de 66.000 euros. Les services fiscaux avaient annoncé en janvier 2011 qu'ils renonçaient à vendre le navire.

André Malraux

HX2 assemble les demi-coques de l'André Malraux

07/03/2011

Le chantier H2X de La Ciotat a procédé, avec succès, à la jonction des deux demi-coques de l'André Malraux, un navire commandé par le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines françaises (DRASSM). Long de 36 mètres, ce bateau scientifique, dont la réalisation a débuté en août 2010, est construit en matériaux composites. Il sera exploité par le DRASSM dans le cadre de missions de recherches sous-marines.

Le BPC Mistral

Les moyens embarqués sur le BPC Mistral
04/03/2011

Le bâtiment de projection et de commandement Mistral fait toujours route sur Toulon, où il va faire une brève escale (normalement samedi) avant de mettre le cap sur la Tunisie pour évacuer des réfugiés fuyant les combats en Libye. Ayant appareillé de Brest lundi, en compagnie de la frégate Georges Leygues, le BPC doit mener, durant quatre mois, la mission Jeanne d'Arc. Ce déploiement annuel succède aux campagnes d'application à la mer de l'ancien porte-hélicoptères Jeanne d'Arc, bâtiment école de la Marine nationale désarmé l'an dernier. Il y a donc 135 officiers élèves sur le Mistral. Mais il y a aussi, à bord de ce navire comptant un équipage de plus de 160 marins, une force d'intervention de l'armée de Terre. Car le groupe Jeanne d'Arc n'a pas uniquement pour vocation d'assurer la formation à la mer des jeunes officiers. Il s'agit aussi de projeter dans les régions faisant partie de l' « arc de crise » une force disposant de capacités aéroterrestres pouvant être mises en oeuvre depuis la mer. Surveillance maritime, lutte contre la piraterie et les trafics illicites, débarquement de vive force, opération humanitaire, évacuation de ressortissants... Le groupe Jeanne d'Arc peut répondre à des situations très diverses.


Le groupe tactique embarqué

C'est pourquoi le Mistral, comme le Tonnerre l'an dernier, dispose à son bord d'un Groupe Tactique Embarqué. Ce GTE consiste une compagnie d'infanterie renforcée avec des moyens blindés, de l'artillerie et des éléments du génie, ainsi qu'une composante hélicoptères. Pour ce déploiement, les éléments proviennent de la 9ème Brigade Légère Blindée d'Infanterie de Marine. La 9ème BLBIMa fournit un état-major et une compagnie de combat d'infanterie du 3ème Régiment d'Infanterie de Marine. Forte de 87 marsouins, cette unité du 3ème RIMa compte, notamment, une vingtaine de Véhicules de l'Avant Blindé (VAB). S'y ajoute un peloton (23 hommes) du Régiment d'Infanterie de Chars de Marine (RICM) comptant 3 chars AMX 10 RC, dotés de canons de 105mm ; ainsi qu'une section (27 hommes) du 11ème Régiment d'Artillerie de Marine (11ème RAMa), alignant des mortiers de 120mm. Le GTE est complété par une section train de combat (20 hommes) et une section du Génie (21 hommes) provenant du 6ème Régiment du Génie (6ème RG). Ce dernier met en oeuvre 2 tractopelles MPG (Moyen Polyvalent du Génie), 2 VAB et 3 VBL (Véhicules Blindés Légers). L'ensemble des forces terrestres du GTE représente 205 hommes.
En plus de ces moyens, le Mistral va récupérer, à Toulon, des hélicoptères de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre (ALAT), soit deux hélicoptères de combat Gazelle et deux hélicoptères de manoeuvre Puma.

Evacuations depuis la Tunisie

Dans
le cadre de la crise libyenne, les moyens « offensifs » (ou « défensifs », c'est selon) du groupe Jeanne d'Arc ne devraient pas être employés. Pour le moment, l'Etat-major des Armées pense, en effet, utiliser le BPC depuis la Tunisie pour accueillir des ressortissants égyptiens ayant passé la frontière pour fuir les combats. Attendu dimanche ou lundi sur place, il devrait donc manoeuvrer loin de la zone de combat. Il convient, néanmoins, de rester prudent, les modalités de l'intervention dépendant de l'évolution de la situation. Escorté par le Georges Leygues, qui dispose notamment de moyens antiaériens, le BPC doit ramener les réfugiés dans leur pays. L'Egypte est, d'ailleurs, sur la route du groupe Jeanne d'Arc, qui doit franchir le canal de Suez pour gagner la mer Rouge puis l'océan Indien. Durant leur déploiement, quoi durera jusqu'à mi-juillet, les deux navires doivent participer à différents exercices et opérations, qui les conduiront jusqu'à Singapour.

domingo, 19 de diciembre de 2010

DDG 1000


 


Le motoriste britannique a annoncé avoir achevé les essais à pleine puissance de la première turbine à gaz MT30 destinée aux futurs destroyers lance-missiles de la classe Zumwalt (DDG 1000). La machine a, ainsi, développé une puissance de 36 MW lors des essais menés à Philadelphie. « Les destroyers de la classe Zumwalt sont des navires très avancés, avec de grandes exigences de performances. Le MT30 est la turbine à gaz marine la plus puissante du monde et le passage de ce jalon important est une nouvelle preuve de sa capacité à fournir les demandes de fortes puissances pour les nouveaux designs de navires militaires », explique Andrew Marsh, président de Rolls-Royce Naval.

Déjà en service sur l'USS Freedom
Héritée des moteurs Trent développés par Rolls-Royce pour le secteur aéronautique, la MT30 a été développée pour répondre aux demandes en matière de turbines de forte puissance, entre 34 et 40 MW. La MT30 équipe déjà l'USS Freedom, prototype du Littoral Combat Ship (LCS) développé par un consortium emmené par Lockheed Martin et livré en 2009 à l'US Navy. La nouvelle turbine à gaz a, également, été retenue pour les deux futurs porte-avions britanniques de la classe Queen Elizabeth, dont l'achèvement est prévu en 2016 et 2020 (seul le second sera conservé par la Royal Navy).

Les destroyers de la classe Zumwalt
Nouveau type de destroyer lance-missiles furtif, l'USS Zumwalt mesurera 185 mètres de long pour un déplacement de 14.500 tonnes en charge. Son armement doit comprendre deux tourelles de 155mm AGS pour les tirs à longue portée et 80 missiles Tomahawk, Harpoon, SM-3 et ESSM. S'ajouteraient à cette dotation deux tourelles de 57mm, des tubes lance-torpilles, un hélicoptère et des drones. Très complexe, ce programme a été marqué par des dépassements de coûts, conduisant à une réduction significative du nombre de commandes. Sur 32 unités initialement prévues, seules trois devraient être construites. La construction des deux premiers, les Zumwalt (DDG 1000) et Michael Monsoor (DDG 1001) ne devrait s'achever avant 2014/2015.

miércoles, 15 de diciembre de 2010

La frégate Hermione à 500 jours de sa mise à flot

En construction à Rochefort depuis 1997, la réplique de la frégate qui a emmené La Fayette aux Etats-Unis sera mise à flot dans environ 500 jours, c'est-à-dire au printemps 2012. C'est ce qu'a annoncé l'association Hermione-La Fayette, qui porte depuis plus de 10 ans cet incroyable projet. L'objectif est de reconstruire le plus fidèlement possible le navire original, lancé par l'arsenal charentais en 1779. Long de 65 mètres, la frégate, construite en chêne, comptait trois mâts et 2200 m2 de voilure, son armement comprenant 34 canons. En 1780, l'Hermione embarqua le marquis de La Fayette pour l'emmener aux Etats-Unis, où il participera à la guerre d'Indépendance que les Américains remportèrent avec l'aide française. Engagée dans les opérations contre la Grande-Bretagne, la frégate sera finalement perdue en septembre 1793, après avoir heurté des rochers au large du Croisic.

400.000 pièces de bois et un chantier traditionnel

Alors que la construction de la première Hermione n'avait duré qu'un an, celle du nouveau bâtiment prendra donc une quinzaine d'années. Le projet représente un travail colossal puisqu'il s'agit, notamment, d'assembler 400.000 pièces de bois issues de 2000 chênes, mettre en place 1000 poulies et appliquer une tonne d'étoupe pour le calfatage.
Métiers du bois ou du fer, voiliers, cordiers, calfats, sculpteurs, ébénistes... Le chantier mobilise des compagnons et des artisans venus de toute la France et même au-delà. « Le chantier de l'Hermione est un formidable vecteur de découverte des techniques et des savoir-faire traditionnels. Cet ambitieux projet permet de mettre en lumière une véritable filière de compétences autour des navires traditionnels, de l'ingénierie à la charpente de marine, aux voiles en lin et au gréement en chanvre », souligne l'association Hermione-La Fayette. Alors que la coque est maintenant bordée, 2011 verra la fin des travaux de calfatage et de peinture. Les charpentiers finiront les « bouteilles », demi-tourelles situées sur chaque bord à l'arrière (elles servaient jadis de latrines aux officiers), ainsi que l'éperon, à la proue du navire. En parallèle, les travaux sur la mâture, le gréement et les voiles se poursuivront sous les yeux du public. Car, depuis l'origine du projet, la population est étroitement associée à l'aventure. La visite du chantier s'est révélée être un véritable succès, puisque 3.1 millions de visiteurs ont été accueillis depuis 1997. L'occasion est il est vrai unique de découvrir la construction d'un navire du XVIIIe siècle au coeur de l'ancien arsenal de Colbert.