domingo, 19 de diciembre de 2010

DDG 1000


 


Le motoriste britannique a annoncé avoir achevé les essais à pleine puissance de la première turbine à gaz MT30 destinée aux futurs destroyers lance-missiles de la classe Zumwalt (DDG 1000). La machine a, ainsi, développé une puissance de 36 MW lors des essais menés à Philadelphie. « Les destroyers de la classe Zumwalt sont des navires très avancés, avec de grandes exigences de performances. Le MT30 est la turbine à gaz marine la plus puissante du monde et le passage de ce jalon important est une nouvelle preuve de sa capacité à fournir les demandes de fortes puissances pour les nouveaux designs de navires militaires », explique Andrew Marsh, président de Rolls-Royce Naval.

Déjà en service sur l'USS Freedom
Héritée des moteurs Trent développés par Rolls-Royce pour le secteur aéronautique, la MT30 a été développée pour répondre aux demandes en matière de turbines de forte puissance, entre 34 et 40 MW. La MT30 équipe déjà l'USS Freedom, prototype du Littoral Combat Ship (LCS) développé par un consortium emmené par Lockheed Martin et livré en 2009 à l'US Navy. La nouvelle turbine à gaz a, également, été retenue pour les deux futurs porte-avions britanniques de la classe Queen Elizabeth, dont l'achèvement est prévu en 2016 et 2020 (seul le second sera conservé par la Royal Navy).

Les destroyers de la classe Zumwalt
Nouveau type de destroyer lance-missiles furtif, l'USS Zumwalt mesurera 185 mètres de long pour un déplacement de 14.500 tonnes en charge. Son armement doit comprendre deux tourelles de 155mm AGS pour les tirs à longue portée et 80 missiles Tomahawk, Harpoon, SM-3 et ESSM. S'ajouteraient à cette dotation deux tourelles de 57mm, des tubes lance-torpilles, un hélicoptère et des drones. Très complexe, ce programme a été marqué par des dépassements de coûts, conduisant à une réduction significative du nombre de commandes. Sur 32 unités initialement prévues, seules trois devraient être construites. La construction des deux premiers, les Zumwalt (DDG 1000) et Michael Monsoor (DDG 1001) ne devrait s'achever avant 2014/2015.

miércoles, 15 de diciembre de 2010

La frégate Hermione à 500 jours de sa mise à flot

En construction à Rochefort depuis 1997, la réplique de la frégate qui a emmené La Fayette aux Etats-Unis sera mise à flot dans environ 500 jours, c'est-à-dire au printemps 2012. C'est ce qu'a annoncé l'association Hermione-La Fayette, qui porte depuis plus de 10 ans cet incroyable projet. L'objectif est de reconstruire le plus fidèlement possible le navire original, lancé par l'arsenal charentais en 1779. Long de 65 mètres, la frégate, construite en chêne, comptait trois mâts et 2200 m2 de voilure, son armement comprenant 34 canons. En 1780, l'Hermione embarqua le marquis de La Fayette pour l'emmener aux Etats-Unis, où il participera à la guerre d'Indépendance que les Américains remportèrent avec l'aide française. Engagée dans les opérations contre la Grande-Bretagne, la frégate sera finalement perdue en septembre 1793, après avoir heurté des rochers au large du Croisic.

400.000 pièces de bois et un chantier traditionnel

Alors que la construction de la première Hermione n'avait duré qu'un an, celle du nouveau bâtiment prendra donc une quinzaine d'années. Le projet représente un travail colossal puisqu'il s'agit, notamment, d'assembler 400.000 pièces de bois issues de 2000 chênes, mettre en place 1000 poulies et appliquer une tonne d'étoupe pour le calfatage.
Métiers du bois ou du fer, voiliers, cordiers, calfats, sculpteurs, ébénistes... Le chantier mobilise des compagnons et des artisans venus de toute la France et même au-delà. « Le chantier de l'Hermione est un formidable vecteur de découverte des techniques et des savoir-faire traditionnels. Cet ambitieux projet permet de mettre en lumière une véritable filière de compétences autour des navires traditionnels, de l'ingénierie à la charpente de marine, aux voiles en lin et au gréement en chanvre », souligne l'association Hermione-La Fayette. Alors que la coque est maintenant bordée, 2011 verra la fin des travaux de calfatage et de peinture. Les charpentiers finiront les « bouteilles », demi-tourelles situées sur chaque bord à l'arrière (elles servaient jadis de latrines aux officiers), ainsi que l'éperon, à la proue du navire. En parallèle, les travaux sur la mâture, le gréement et les voiles se poursuivront sous les yeux du public. Car, depuis l'origine du projet, la population est étroitement associée à l'aventure. La visite du chantier s'est révélée être un véritable succès, puisque 3.1 millions de visiteurs ont été accueillis depuis 1997. L'occasion est il est vrai unique de découvrir la construction d'un navire du XVIIIe siècle au coeur de l'ancien arsenal de Colbert.

lunes, 13 de diciembre de 2010

SOLAR PLANET

STERENN DU


Un contrat a été notifié en juillet 2009 à DCNS, ECA et Thales afin de concevoir un démonstrateur portant sur un drone capable de mettre en oeuvre des moyens sonars et d'autres drones. L'objectif est de valider le concept d'emploi imaginé pour le programme SLAMF (Système de lutte anti-mine futur), destiné à succéder aux chasseurs de mines actuellement en service dans la Marine nationale.
Ce concept porte sur un bâtiment porteur, long d'une centaine de mètres et large d'une vingtaine de mètres. Ce navire mettrait en oeuvre deux gros Unmanned Surface Vehicle (USV) capables de déployer automatiquement des sonars, des drones de type AUV (Autonomous Underwater Vehicle) pour classifier et identifier les mines, ainsi que des ROV (Remote Operated Vehicle), petit drones dédiés à la destruction des mines. Le Sterenn Du représente l'un des deux USV qui seraient mis en oeuvre depuis le bateau-mère. Long de 17 mètres pour une largeur de 7.5 mètres, le démonstrateur affiche un déplacement de 25 tonnes.


Le Sterenn Du (© : DCNS)


Le Sterenn Du (© : DCNS)


Le Sterenn Du (© : DCNS)


Le Sterenn Du (© : DCNS)
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